Ceux qui comptent

Un film de Jean-Baptiste Leonetti avec Sandrine Kiberlain, Pierre Lottin, Louise Labèque, Alexis Rosenstiehl, Alma Ngoc, Melissa Izquierdo
1h38 / Sortie le 25 mars 2026

Ce film est une pure merveille, un petit bijou.
Le duo aussi inattendu que talentueux que forme Sandrine Kiberlain et Pierre Lottin est incroyable. Une alchimie évidente qui se crée dès la première image. Jean-Baptiste Leonetti est un ancien réalisateur de pub, il n’en est pas moins aussi un super cinéaste. Quinze après un premier long-métrage remarqué (« Carré blanc » en 2011) et un film qui a fait parler de lui, « Tondex 2000 » » en 2023, Le voilà qui revient avec cette fable acerbe, fantaisiste et pleine d’humanité. Avec un scénario maîtrisé de bout en bout, le réalisateur met tout son talent dans la mise en scène et rien n’est oublié. Ni les lieux, ni les décors, ni les costumes, ni les acteurs.

Ce conte des temps modernes commence dans un supermarché avec une mère de famille, Rose, qui vole des produits alimentaires. Nous ne vous dirons pas comment… Mais incarnée par une Sandrine Kiberlain magistrale, nous comprenons qu’elle a trois enfants qu’elle élève seule et qu’il faut nourrir… Jean, loup solitaire et terriblement attachant, alias Pierre Lottin, tombera pile pour sauver cette femme fantasque et courageuse… Rose et Jean n’ont rien en commun, et pourtant ces deux-là vont se rejoindre sur le chemin du non-dit et de la vérité, et du reste. Ubuesque, parfois rocambolesque, touchant, émouvant, bouleversant, le récit n’en finit pas de nous embarquer d’un hôtel à une camionnette, d’une voiture à un supermarché… On virevolte avec les acteurs, on tombe quand ils tombent, on rit quand ils rient, on pleure quand ils pleurent… Les trois enfants interprétés respectivement par Louis Labéque, Alexis Rosentsiehl et Alma Ngoc sont magiques ! Et que dire du comédien récemment césarisé, Pierre Lottin, qui nous laisse pantois de bonheur.

Un grand bravo à Jean-Baptiste Leonetti qui a su trouver les comédiens parfaits pour cette histoire fabuleuse qui dérive sous nos yeux dans une ambiance à la fois Amélie Poulain et Nikita. Dramatique mais d’un optimisme assumé, « Ceux qui comptent » est une boîte de Pandore que l’on peut ouvrir et réouvrir à souhait.


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