Un film de Yuho Ishibashi avec Erika Karata et Haruka Imō
1h16 / Sortie le 15 avril 2026
Fraîchement partie de son ancien poste de commerciale dans une grande boîte, Nozomi aspire à une vie plus calme, derrière le comptoir de son konbini, les fameuses supérettes japonaises. C’est un quotidien calme, ennuyeux peut-être mais rassurant, bien loin des heures supp sans fin et de la suffocante vie de bureau. Encore marquée par cette expérience frustrante, la confiance en soi de Nozomi n’est pas au beau fixe. C’est seulement en recroisant par hasard une vieille amie du collège qu’elle va peu à peu relâcher la pression.
On ne va pas se le cacher, il ne se passe pas grand-chose dans « La Fille du Konbini ». Et c’est bien le but recherché. Tout le film s’appuie sur cette volonté de retour au calme, de s’éloigner de la frénésie des open spaces et des deadlines impossibles. S’ensuivent alors de longs plans larges et statiques, des scènes de vie certes banales mais surtout douces, apaisantes. On est clairement ici dans le cinéma-thérapie, et même sa durée, 1h16, va dans ce sens. C’est un film qui vous veut du bien, et qui vous fait du bien.
