Un film de Oliver Hermanus, avec Paul Mescal, Josh O’Connor et Emma Canning
2h07 / Sortie le 25 février 2026
Dans les tréfonds du Kentucky des années 1910 grandit Lionel Worthing (Paul Mescal), qui, né avec le don de la musique, part dès sa majorité étudier au Conservatoire de Boston. Il y fera la rencontre de David White (Josh O’Connor), celle-là même qui n’arrive qu’une fois dans sa vie. De là naîtra une romance passionnée, et culminera à l’entreprise d’une expédition musicale dans les états ruraux nord-américains. Les deux jeunes hommes collecteront les chants locaux et traditions orales des familles croisant leur chemin, qui ne survivaient alors que de mémoire d’homme.
Il est assez impressionnant de voir combien de sujets Le Son des souvenirs vient aborder d’une part, et la manière dont il le fait d’autre part. L’importance d’une décision d’apparence anodine, la survie d’un peuple à travers sa culture, le choix de suivre sa raison ou son instinct, la nécessité pour l’homme de comprendre ses semblables, ou encore trouver un sens à son existence, voilà tout autant de pistes qu’explore ce film, et à chaque fois avec brio. La recette est pourtant simple, mais d’une efficacité redoutable : un duo d’acteurs convaincant et une musique minimaliste qui colle avec le propos.
D’un naturel à prendre son temps (là où d’autres diraient lent), Le son des souvenirs est un de ces films-fleuves qui, par essence, ne touchera pas un public friand d’un traitement en profondeur, et dans le temps de son scénario, et de ses personnages. Mais, s’il vous attrape, s’il vous cueille, alors il vous apparaîtra d’une grande beauté et d’une grande qualité. J’ai fait partie de cette seconde catégorie.
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