Un film de Ryōta Nakano, avec Kō Shibasaki, Joe Odagiri et Hikari Mitsushima
2h07 / Sortie le 6 mai 2026
Riko n’a pas vraiment de réaction lorsque cet inspecteur de police lui apprend le décès de son frère ainé. Au contraire, elle s’en réjouirait presque. Lui qu’elle voyait comme mythomane, flambeur et instable, l’amour n’a jamais régné entre eux. Devoir oblige, elle est contrainte néanmoins de s’occuper des obsèques et des démarches qui s’en suivent, aux côtés de son ex-femme et de ses deux jeunes enfants. Mais alors que tout le monde semblait avoir des comptes à régler avec le défunt, des choses remontent au contact de son passé. Et dans une réconciliation post-mortem, chacun se rend compte que le deuil sera plus lourd qu’ils ne l’auraient imaginé.
Dans une quelconque forme d’art, il est souvent difficile de faire cohabiter l’intérêt d’une histoire un tant soit peu originale à des sentiments et situations de la vie courante, fatalement plus banales. L’ennui comme l’exagération guettent toujours. Ici, l’équipe de Ryōta Nakano nous offre un objet de cinéma qui fusionne pleinement avec cet équilibre. En clair, cela faisait longtemps qu’un film ne nous avait pas autant chamboulé. D’une justesse chirurgicale, « Mon grand frère et moi » vient, par son propos, par ses acteurs talentueux, par son humanisme, vous chercher par les tripes. Une grande leçon d’écriture et de jeu.



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