Aurélie Valognes est une de ces écrivaines qui écrit face à la mer, dans le vent, inspirée par la vie, les rêves et l’entourage. Ici, forte de précédents ouvrages qui ont marqué nos mémoires comme « Mémé dans les orties », on retrouve Aurélie Valognes sur les chemins tortueux de la maternité et de la transmission. Mais pas que.
Ce livre est une ode, une lettre à la fille qu’elle n’a jamais eue. Et pourtant, tout au long du roman on a l’impression du contraire. D’ailleurs, toute la problématique est là. Comment élever une petite fille dans un monde comme le nôtre, à la fois empli de bonheur et de destruction ? Que lui enseigner, que dire ? A travers ces interrogations, Aurélie Valognes nous offre aussi une leçon de vie d’écologie. La protection de notre monde, la beauté de la nature qui elle aussi peut se faire entendre, l’inutilité des tâches si elles sont vides de sens. Même le prénom qu’elle a choisie pour sa fille n’est pas anodin : Ambre. A quelques lettres près, on aurait pu lire « arbre »…
« L’émerveillement » nous émerveille autant qu’il peut nous secouer.
« L’émerveillement »
Editions JC Lattés, 240 pages.
En tournée de dédicaces en Province jusqu’au 18 juin, dernière date à Cagnes-sur-Mer.
