
Elle a été belle, elle a été pro. Nous nous en doutions déjà. Nous parlons de la Cérémonie d’ouverture de Cannes, mais nous parlons surtout de son élégante maîtresse de cérémonie : Eye Haïdara. Son entrée sur scène, ce mardi 12 mai, était digne d’une Grace Jones défilant pour JP Goude. Elle n’a pas failli, son texte était à la hauteur de son talent. Il n’y a pas à dire, Eye a le sens de la fête…
Son discours sur le cinéma, ses mots pour la résistance de soi, des autres et du monde, son petit tacle face à l’IA, et surtout, sa prestation de talent pour nous faire deviner des extraits de films ont fait partie des temps forts de la soirée. Son accent italien est adorable, son anglais impeccable, son imitation de Julia Roberts dans « Coup de foudre à Nothing Hill » est irrésistible.
Bravo également à la célèbre violoniste Miri Ben-Ari transformant la salle en une chorale entièrement vouée à Claude Lelouch.
Eye Haïdara a également su parfaitement s’entourer. L’interprétation de « Get back » des Beattles par Theodora était très réussie. L’artiste aux multiples récompenses, dont les Victoires de la musique 2026, en a sous le pied comme on dit. Accompagnée par Oklou à la guitare, la chanteuse a su trouver les notes les plus veloutées pour nous envoûter.
Les détracteurs pourront toujours trouver à redire bien sûr et rien n’est parfait d’ailleurs. On a pu par exemple regretter le faible hommage rendu à Nathalie Baye, passé aussi vite que le vol d’un colibri et le discours un peu longuet d’un Peter Jackson (réalisateur, entre autres, du « Seigneur des anneaux »), certes reconnaissant et donc bavard, enhardi par sa Palme d’Or remis par le Festival… L’apparition du duo féminin le plus pétillant de la croisette a pimpé la fin de la cérémonie : l’actrice Gong Li à l’allure toujours follement séduisante et la survoltée Jane Fonda qui nous impressionne du haut de ses 88 ans…
En d’autres mots, la cérémonie d’ouverture a brillé de mille feux sous le joug d’une Eye Haïdara lumineuse, assurée et parfaitement à sa place.

