Un film de Paolo Virzi avec Valerio Mastandrea, Valeria Bruni Tedeschi et Galatea Bellugi
1h45 / Sortie nationale le 6 mai 2026

Italie. Adriano vit seul, un peu reclus, dans les anciennes écuries de la Villa Guelfi, bâtisse renommée mais abandonnée. On comprend que sa solitude n’a de reflet que sa tristesse qu’il ne veut partager avec personne, et surtout pas avec une communauté de jeunes venus s’installer illégalement sur le terrain d’à côté. Leur souhait est de restaurer les terres et les vignes de Mathilde qui a grandi sur les lieux avec son grand-père. Deux caractères forts, deux générations que tout semble opposer. Il va falloir composer, apprendre à vivre ensemble et lever peut-être tous les secrets…

Le réalisateur Paolo Virzi régale nos yeux de paysages superbes, d’acteurs hyper talentueux, avec un scénario bouleversant et une réalisation maîtrisée. Pas étonnant quand on sait qu’il a commencé comme scénariste avant de passer derrière la caméra. Auréolé de divers prix dont un Grand Prix du jury à Venise en 1997 pour « Ovosodo », Paolo Virzi a été nommé à deux reprises dans la sélection des cinq finalistes de l’EFA pour le titre de meilleur réalisateur européen, et a représenté l’Italie aux Oscars à deux reprises avec « La prima cosa bella » en 2011 et « Les opportunistes » en 2015.

Ce film est une petite pépite, même si le tout début peut désorienter. On croit comprendre et le tout nous échappe. On croit avoir trouvé pourquoi l’atmosphère est aussi pesante que lègère au gré des scènes, on est vite débouté. Le film fait ce qu’il veut, à contre-courant des chemins balisés. Mais la poésie du texte et le talent des acteurs ne tardent pas à nous chanter les louanges de cette histoire à la fois triste, émouvante et remplie de soleil.
Valerio Mastandrea campe ici un ancien avocat au charisme indéniable et nous donne une nouvelle fois une leçon d’interprétation. Il est tout simplement excellent. A ses côtés, Valeria Bruni Tedeschi et Galatea Bellugi ne sont pas en reste. Pas de la même génération, mais une même générosité dans leurs rôles respectifs où elles brillent toutes deux d’une même incandescence.
En d’autres mots, « Cinque secondi » est à voir vite, vite, vite. Bouleversant.

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