Un film de Gaya Jiji avec Zar Amir Ebrahimi, Alexis Manenti, Amr Waked, Megan Northam, Grégoire Montsaingeon, Maryne Bertieaux, Saad Lostan, Samy Al Hindi
1h40 / Sortie nationale le 25 juin 2026

Selma fait des petits boulots à Bordeaux. Entre les services dans un café et quelques ménages, personne ne se doute qu’elle a fui la Syrie en laissant derrière elle son fils et un mari disparu dans les prisons du régime. Mais pas facile de remuer ciel et terre pour réunir la famille quand on est dans l’illégalité. Selma fait alors la connaissance d’un avocat qui va l’aider. Leur histoire d’amour va remettre en question beaucoup de choses…

Avec ce long-métrage, Gaya Jiji nous plonge dans un univers à la fois difficile et tendre avec une réalité qui dépasse. Sa réalisation est tout en non-dit, silences et regards. L’image transcende les dialogues et l’on ne peut qu’adhérer à ce parti-pris très réussi.

Que dire de Zar Amir qui campe ici une femme douce et forte à la fois, avec des fragilités touchantes qui n’ont d’égal que sa détermination et sa volonté à trouver des solutions, même quand tout semble perdu. Son talent crève l’écran et son duo avec un Alexis Manenti au summum de son talent (« Les misérables », « Le Mohican », « Bâtiment 5 »…) est tout simplement magistral !
Zar Amir fait partie de cette trempe d’actrices qui, d’un simple regard, peut vous donner toute la symbolique d’un rôle. Expressive, concentrée, elle excelle dès que ses pieds foulent un plateau, ici encore plus qu’ailleurs. Pour mémoire, l’actrice avait remporté en 2022 à Cannes le Prix d’interprétation féminine pour son rôle de journaliste enquêtant sur un serial-Killer dans « Les nuits de Mashhad ».

Avec « L’étrangère », on franchit encore un cap et c’est un ravissement.