Un film d’Arthur Harari avec Léa Seydoux, Niels Schneider, Valérie Dréville, Shanti Masud, Radu Jude, Jonathan Turnbull, Lilith Grasmug, Victoire du Bois
2h20 / Sortie nationale le 26 août 2026
David Zimmerman, la quarantaine, est photographe sans que cela soit forcément connu de son entourage. Très discret, à la limite de l’autisme, il reste reclu chez lui. Un soir de fête, ses amis vont l’entraîner avec eux. Là, il va rencontrer une femme… Quelques heures après avoir passé du temps avec elle, il s’aperçoit que leurs corps se sont inversés. Son esprit est dans le corps de la jeune femme, qui disparait aussi vite qu’elle lui est apparu…
Ce film n’a pas de sens, ou plutôt si, mais il faut le trouver. Votre cerveau va être retourné plus d’une fois. Léa Seydoux nous prend ici par surprise dans un étrange rôle d’une drôle d’histoire. Aux côtés d’un Niels Schneider amaigri et toujours aussi doué, l’actrice ne nous déçoit pas dans son jeu. Le film est plus surprenant, le scénario peut parfois s’égarer un peu en route mais Léa Seydoux nous ravit de mimiques en tout genre.
L’histoire de ce changement de corps au détour d’une relation sexuelle un soir était un challenge dès le départ. Comment trouver une porte de sortie sans tomber trop facilement dans les non-dits ? On s’y perd un peu c’est vrai, mais les acteurs nous rattrapent et on y va pour eux.
Pour ceux qui ne connaissant pas le réalisateur, un petit focus s’impose car il ne sort pas de nulle part. Compagnon de vie de la réalisatrice Justine Triet, il a signé le scénario du film multi-primé « Anatomie d’une chute », excusez du peu.
C’est aussi lui qui a révélé à l’écran l’acteur Niels Schneider avec son premier long-métrage « Diamant noir ».






Photos © Bathysphère