Un film de Danielle Arbid, avec Hiam Abbass, Hamine Benrachid et Shaden Fakih
1h38 / Sortie nationale le 24 juin 2026

À Beyrouth, Suzanne fait la connaissance fortuite d’Osmane. Elle a soixante ans, lui n’en a qu’une vingtaine. Elle est libanaise d’origine palestinienne, lui est Sud-Soudanais. Alors que rien ne les lie, et surtout, alors que tout les oppose, un amour naîtra entre eux, défiant les regards, opinions, préjugés et idées reçues de tous.

Partant d’un scénario relativement classique, « Seuls les rebelles » s’est créé un univers propre à lui, aux inspirations nombreuses et éloquentes, pour un rendu final des plus appréciables. Les scènes de vie et les discussions fleuves, calmes et relaxantes, m’ont rappelé des passages des œuvres de Michel Ocelot (« Azur et Asmar »…) Et qui n’aime pas Michel Ocelot ?
Dans la même trempe, le film entièrement tourné en studio du fait de l’impossibilité de le faire au Liban, s’est alors forgé une identité visuelle singulière rappelant celle des œuvres de Wes Anderson (« The grand Budapest hôtel »…) Et qui n’aime pas Wes Anderson ?

Il en ressort un film des plus intéressants, portant un discours qui prône l’affirmation de soi et la tolérance, dans une société qui pousse à rentrer dans le rang. Alors oui, « Seuls les rebelles » vaut clairement le détour.