Un film de Damiano Michieletto, avec Tecla Insolia, Michele Riondino et Fabrizia Sacchi
1h51 / Sortie le 29 avril 2026

Dans le Venise du XVIIIe siècle, à l’Ospedale della Pietà, un certain Vivaldi est recruté comme nouvel enseignant de musique. Pour cet orphelinat pour filles aux mœurs catholiques dures, sa renommée n’est plus à faire : c’est d’ici que sont issus les plus grands ensembles de la ville, pléthore de jeunes femmes de talent évoluant dans un monde d’hommes où le plafond de verre semble de granit. Voilées, cachées pendant les représentations, la musique n’est pour ces femmes pas source d’émancipation, bien au contraire. Alors, dans cette insupportable situation, Cecilia, jeune violoniste hors pair et protégée de Vivaldi, va troquer son art pour sa liberté.

Ce n’est pas compliqué, il y a quelque chose de grandiose dans ce film. Le cadre, les costumes, le maquillage, tout crie à la fois la démesure des hautes sphères vénitiennes et la torpeur de ces filles usurpées. A cela s’ajoutant un fantastique travail de lumières et de couleurs, le film est indubitablement irréprochable sur le plan technique.

Comme tout film musical qui se respecte, on attendait également la bande-son au tournant, et on n’a pas été déçu. Ainsi donc, plaisir pour les yeux, plaisir pour les oreilles, en tant que spectateur, on peut librement verser dans le scénario prenant du film, là aussi ponctué d’un casting de qualité et qui répond à l’appel.
En bref, « Vivaldi et moi » (dont on lui préfèrera le titre italien « Primavera »), un film d’époque au message féministe et émancipateur fort magnifiquement exécuté, il n’y a aucune raison de le rater !